Qui peut ne pas jeûner Ramadan selon l’Islam ?
Le jeûne du mois de Ramadan est une obligation religieuse majeure en Islam. Il fait partie des cinq piliers de l’islam et concerne tout musulman adulte, sain d’esprit et capable. Cependant, l’islam est une religion de miséricorde et de facilité. C’est pourquoi la question qui peut ne pas jeûner Ramadan revient souvent, en particulier chez les musulmans vivant en France et en Europe, où les conditions de vie, de travail et de santé peuvent être différentes.
En islam, le principe fondamental est que les obligations religieuses sont liées à la capacité de la personne. Lorsqu’un musulman se trouve dans une situation de difficulté réelle ou de préjudice avéré, il peut bénéficier d’exemptions du jeûne Ramadan, prévues clairement par le Coran et la Sunna.
Allah ﷻ dit dans le Coran :
﴾ فَمَنْ كَانَ مِنْكُمْ مَرِيضًا أَوْ عَلَىٰ سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِنْ أَيَّامٍ أُخَرَ ﴿
(Sourate Al-Baqara, verset 184)Traduction :
« Quiconque parmi vous est malade ou en voyage devra jeûner un nombre égal d’autres jours. »
Ce verset constitue une base essentielle pour comprendre qui peut ne pas jeûner Ramadan. Il montre clairement que certaines situations permettent de rompre le jeûne sans péché, à condition de respecter les règles prévues par la législation islamique.
Le Prophète ﷺ a également confirmé ce principe de facilité lorsqu’il a dit :
« إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ أَنْ تُؤْتَى رُخَصُهُ كَمَا يَكْرَهُ أَنْ تُؤْتَى مَعْصِيَتُهُ »
Traduction :
« Allah aime que Ses permissions soient prises, tout comme Il déteste que l’on commette des désobéissances. »
Ainsi, ne pas jeûner Ramadan lorsqu’on entre dans un cas légitime n’est ni un péché ni un manque de foi. Au contraire, accepter les exemptions du jeûne Ramadan fait partie de l’obéissance à Allah.
Les savants musulmans sont unanimes sur le principe général des dispenses, mais ils ont parfois divergé sur les détails et les conditions. C’est pourquoi, dans cet article, nous allons présenter l’avis le plus juste (rajih), tout en signalant brièvement les divergences lorsqu’elles existent, afin d’aider les musulmans en France et en Europe à pratiquer leur religion avec sérénité et science.
Dans les sections suivantes, nous verrons en détail :
- le cas du malade et du voyageur,
- la situation de la femme enceinte et allaitante,
- le cas des personnes âgées,
- et enfin les règles du rattrapage (qada’) et de la fidya,
en nous appuyant sur le Coran, la Sunna et les explications des savants, comme mentionné dans les ouvrages de jurisprudence ramadanienne.
Pour une compréhension globale du mois béni, il est recommandé de lire Ramadan en Islam, afin de découvrir son sens, ses objectifs spirituels et la sagesse du jeûne en Islam.
Le malade et le voyageur : exemptions du jeûne Ramadan
Parmi les situations les plus connues concernant qui peut ne pas jeûner Ramadan, on trouve le cas du malade et du voyageur. Ces deux catégories sont mentionnées explicitement dans le Coran, ce qui montre l’importance de ces exemptions du jeûne Ramadan en Islam.
Allah ﷻ dit :
﴾ فَمَنْ كَانَ مِنْكُمْ مَرِيضًا أَوْ عَلَىٰ سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِنْ أَيَّامٍ أُخَرَ ﴿
(Sourate Al-Baqara, verset 184)Traduction :
« Quiconque parmi vous est malade ou en voyage devra jeûner un nombre égal d’autres jours. »
Ce verset constitue la base juridique principale concernant maladie et jeûne islam ainsi que voyage et Ramadan. Les savants sont unanimes sur le principe général : le malade et le voyageur ont le droit de ne pas jeûner Ramadan, à condition que certaines règles soient respectées.
Maladie et jeûne islam : quand est-il permis de ne pas jeûner Ramadan ?
En Islam, la maladie qui permet de rompre le jeûne Ramadan n’est pas toute maladie légère. Les savants distinguent plusieurs situations afin de répondre correctement à la question qui peut ne pas jeûner Ramadan pour raison de santé.
Même si certaines personnes font partie de ceux qui peuvent ne pas jeûner Ramadan, il est essentiel de connaître Les bienfaits du jeûne du Ramadan en Islam, afin de comprendre pourquoi cette adoration occupe une place si centrale dans la vie du musulman.
La maladie passagère (maladie temporaire)
Il s’agit d’une maladie dont on espère la guérison, comme :
- une forte fièvre,
- une infection nécessitant un traitement régulier,
- une fatigue intense aggravée par le jeûne.
Si le jeûne aggrave la maladie, retarde la guérison ou cause un réel préjudice, il est permis de rompre le jeûne. Dans ce cas, le musulman devra simplement effectuer le qada’, c’est-à-dire rattraper les jours manqués après Ramadan.
Le Prophète ﷺ a dit :
« لَا ضَرَرَ وَلَا ضِرَارَ »
Traduction :
« Il ne faut ni se nuire, ni nuire aux autres. »
Ce hadith est un principe fondamental en jurisprudence islamique et confirme que maladie et jeûne islam doivent être évalués avec sagesse, notamment pour les musulmans vivant en Europe, où le rythme de travail et l’accès aux soins peuvent être exigeants.
La maladie chronique ou grave
La maladie chronique est une maladie durable ou permanente, pour laquelle la guérison est peu probable, comme :
- certaines maladies chroniques,
- des traitements lourds et continus,
- des pathologies nécessitant une alimentation ou une hydratation régulière.
Dans ce cas, la majorité des savants considère que la personne fait partie de qui peut ne pas jeûner Ramadan de manière permanente. Elle n’est pas tenue de rattraper les jours manqués, mais doit verser la fidya, c’est-à-dire nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné.
Cette règle est mentionnée par les savants dans les ouvrages de fiqh liés aux dispenses du jeûne Ramadan.
Voyage et Ramadan : quand le voyageur peut-il ne pas jeûner ?
Le voyage est également une cause légitime permettant de ne pas jeûner Ramadan. Cette règle est particulièrement importante pour les musulmans vivant en France et en Europe, où les déplacements professionnels ou familiaux sont fréquents.
Le Prophète ﷺ a dit :
« لَيْسَ مِنَ الْبِرِّ الصِّيَامُ فِي السَّفَرِ »
Traduction :
« Il ne fait pas partie de la piété de jeûner pendant le voyage. »
Cependant, les savants ont précisé que le voyage doit répondre à certaines conditions pour entrer dans les exemptions du jeûne Ramadan.
Conditions du voyage permettant de ne pas jeûner Ramadan
Parmi les conditions les plus importantes :
- le voyage doit être réel et reconnu comme tel,
- il doit entraîner une certaine difficulté ou gêne,
- il ne doit pas être entrepris dans le but d’éviter le jeûne.
Si ces conditions sont réunies, le voyageur peut choisir :
- soit de jeûner s’il en a la capacité,
- soit de rompre le jeûne et rattraper plus tard (qada’).
L’avis le plus juste (rajih) est que les deux options sont permises, mais que la facilité est préférable lorsque le jeûne devient pénible, surtout dans le contexte européen (longues distances, fatigue, travail).
Même lorsqu’un musulman bénéficie d’une exemption temporaire, il est important de savoir Que faire pendant le Ramadan?, afin de rester actif dans l’adoration et profiter spirituellement du mois béni.
La femme enceinte et allaitante : jeûne Ramadan et dispenses
Parmi les cas les plus sensibles lorsqu’on se demande qui peut ne pas jeûner Ramadan, la situation de la femme enceinte et de la femme allaitante occupe une place centrale. Cette question concerne particulièrement les musulmanes vivant en France et en Europe, où les suivis médicaux et les rythmes de vie peuvent influencer la capacité à jeûner.
Les savants musulmans sont unanimes sur un point fondamental : si le jeûne du Ramadan entraîne un danger réel ou une difficulté importante pour la mère ou pour l’enfant, il devient permis de ne pas jeûner. Cela fait partie des exemptions du jeûne Ramadan reconnues en Islam.
Allah ﷻ dit :
﴾ لَا يُكَلِّفُ اللَّهُ نَفْسًا إِلَّا وُسْعَهَا ﴿
(Sourate Al-Baqara, verset 286)Traduction :
« Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. »
Ce principe général s’applique clairement à la femme enceinte Ramadan jeûne ainsi qu’à la femme allaitante.
Femme enceinte et jeûne Ramadan : quand peut-elle ne pas jeûner ?
La femme enceinte peut faire partie de qui peut ne pas jeûner Ramadan dans plusieurs situations. Les savants distinguent principalement deux cas :
Crainte pour la santé de la mère
Si la femme enceinte craint un préjudice réel pour sa propre santé, comme :
- une grande fatigue,
- un risque médical confirmé,
- une aggravation d’une condition existante,
alors il lui est permis de rompre le jeûne Ramadan.
L’avis le plus juste (rajih), partagé par la majorité des savants, est qu’elle devra rattraper les jours manqués (qada’) après Ramadan, sans fidya.
Crainte pour la santé du fœtus
Si la femme enceinte craint principalement un danger pour son enfant, par exemple :
- une mauvaise croissance,
- un risque de déshydratation,
- une recommandation médicale fiable,
les savants ont divergé sur la règle à appliquer.
- Avis majoritaire (rajih) : elle doit effectuer le qada’ uniquement, sans fidya.
- Autre avis : elle doit faire le qada’ et verser une fidya.
L’avis le plus solide est celui du qada’ seul, car il est conforme au principe général du malade temporaire mentionné dans le Coran et expliqué par de nombreux savants dans les ouvrages de fiqh du Ramadan.
Femme allaitante et exemptions du jeûne Ramadan
La femme allaitante est soumise aux mêmes principes que la femme enceinte lorsqu’il s’agit de qui peut ne pas jeûner Ramadan.
Pour connaître en détail les Règles du jeûne du Ramadan, il est essentiel de se référer aux sources authentiques et aux explications des savants.
Crainte pour la mère ou pour le nourrisson
Si le jeûne :
- affaiblit fortement la mère,
- diminue dangereusement la production de lait,
- met en danger la santé du nourrisson,
alors elle fait partie des exemptions du jeûne Ramadan.
Le Prophète ﷺ a dit :
« إِنَّ اللَّهَ وَضَعَ عَنِ الْمُسَافِرِ شَطْرَ الصَّلَاةِ، وَعَنِ الْحَامِلِ وَالْمُرْضِعِ الصَّوْمَ »
Traduction :
« Allah a allégé la prière pour le voyageur et Il a dispensé la femme enceinte et la femme allaitante du jeûne. »
Qada’ ou fidya pour la femme allaitante ?
- Avis le plus juste (rajih) : la femme allaitante doit faire le qada’ uniquement après Ramadan.
- Certains savants ont ajouté la fidya dans des cas spécifiques, mais cet avis est moins fort.
Ainsi, dans le contexte européen, où les femmes allaitantes bénéficient souvent d’un suivi médical précis, il est recommandé d’évaluer la situation avec sérieux et d’appliquer la règle la plus conforme à la facilité voulue par l’islam.
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Les personnes âgées et le jeûne du Ramadan
Lorsqu’on aborde la question qui peut ne pas jeûner Ramadan, le cas des personnes âgées occupe une place importante. Avec l’âge, le corps s’affaiblit progressivement et certaines personnes deviennent incapables de jeûner sans subir un préjudice réel. L’islam a pris en compte cette réalité et a prévu des exemptions du jeûne Ramadan adaptées à leur situation.
Allah ﷻ dit :
﴾ وَعَلَى الَّذِينَ يُطِيقُونَهُ فِدْيَةٌ طَعَامُ مِسْكِينٍ ﴿
(Sourate Al-Baqara, verset 184)Traduction :
« Quant à ceux qui ne peuvent le supporter qu’avec grande difficulté, ils doivent s’acquitter d’une compensation en nourrissant un pauvre. »
Ce verset est un fondement essentiel concernant les personnes âgées et le jeûne du Ramadan, tel qu’expliqué par de nombreux savants.
Les personnes âgées incapables de jeûner Ramadan
Les savants font la distinction entre deux situations principales chez les personnes âgées afin de déterminer qui peut ne pas jeûner Ramadan de manière légitime.
La personne âgée avec une incapacité permanente
Il s’agit de la personne âgée qui :
- ne supporte plus le jeûne physiquement,
- souffre de grande faiblesse,
- risque un réel danger en jeûnant.
Dans ce cas, l’avis unanime des savants est que cette personne fait partie de qui peut ne pas jeûner Ramadan de façon permanente. Elle n’est pas tenue de rattraper les jours manqués, car son incapacité est durable.
Elle doit alors verser la fidya, qui consiste à nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné. Cette règle est clairement mentionnée dans les ouvrages de jurisprudence relatifs aux exemptions du jeûne Ramadan.
Même pour ceux qui ne peuvent pas jeûner, il reste essentiel de savoir comment se préparer spirituellement au Ramadan, afin de vivre ce mois béni avec foi, patience et proximité avec Allah.
La personne âgée encore capable par moments
Certaines personnes âgées peuvent jeûner certains jours mais pas tous, selon :
- leur état de santé,
- la durée du jeûne (jours longs en Europe),
- la fatigue accumulée.
Dans ce cas :
- si le jeûne est supportable, il reste préférable de jeûner,
- si le jeûne devient trop difficile ou dangereux, il est permis de rompre le jeûne.
L’avis le plus juste (rajih) est que la personne âgée agit selon sa capacité réelle, sans se mettre en danger. Elle jeûne lorsqu’elle le peut et verse la fidya pour les jours qu’elle ne peut pas jeûner.
La sagesse de la fidya pour les personnes âgées
La fidya n’est pas une simple compensation matérielle, mais un acte d’adoration qui reflète la miséricorde de l’islam envers les personnes âgées.
Le Prophète ﷺ a dit :
« إِنَّ الدِّينَ يُسْرٌ »
Traduction :
« La religion est facilité. »
Ce principe est particulièrement visible dans les règles concernant les personnes âgées et le jeûne du Ramadan, notamment pour les musulmans vivant en France et en Europe, où les journées de jeûne peuvent être longues et éprouvantes.
Au cours des dix dernières nuits de Ramadan, il est également essentiel de connaître Laylat al-Qadr : la nuit du Destin en Islam, une nuit meilleure que mille mois et une occasion unique de se rapprocher d’Allah.
Les règles du rattrapage (qada’) et de la fidya en Ramadan
Après avoir expliqué qui peut ne pas jeûner Ramadan, il est essentiel de comprendre les règles liées au qada’ (rattrapage) et à la fidya, car ces deux notions permettent de compléter correctement les exemptions du jeûne Ramadan selon la situation de chaque personne.
L’islam ne se contente pas d’autoriser la rupture du jeûne en cas de nécessité, mais fixe également des règles claires afin que le musulman reste en conformité avec la loi divine.
Qu’est-ce que le qada’ du jeûne Ramadan ?
Le qada’ consiste à rattraper, après le mois de Ramadan, les jours de jeûne qui n’ont pas été accomplis en raison d’une excuse valable.
Allah ﷻ dit :
﴾ فَعِدَّةٌ مِنْ أَيَّامٍ أُخَرَ ﴿
(Sourate Al-Baqara, verset 184)Traduction :
« Il devra jeûner un nombre égal d’autres jours. »
Ce verset est la preuve principale concernant le qada’ pour qui peut ne pas jeûner Ramadan temporairement.
Qui doit obligatoirement faire le qada’ ?
Le qada’ est obligatoire pour :
- le malade temporaire,
- le voyageur qui a rompu son jeûne,
- la femme enceinte,
- la femme allaitante.
Ces catégories font partie de qui peut ne pas jeûner Ramadan, mais elles doivent rattraper les jours manqués dès que la capacité revient.
Qu’est-ce que la fidya pour le jeûne Ramadan ?
La fidya est une compensation alimentaire destinée aux personnes qui ne peuvent pas jeûner Ramadan de manière permanente.
Allah ﷻ dit :
﴾ وَعَلَى الَّذِينَ يُطِيقُونَهُ فِدْيَةٌ طَعَامُ مِسْكِينٍ ﴿
(Sourate Al-Baqara, verset 184)Traduction :
« Ceux qui ne peuvent le supporter doivent nourrir un pauvre. »
La fidya est donc liée à qui peut ne pas jeûner Ramadan définitivement, comme :
- les personnes âgées incapables,
- les malades chroniques sans espoir de guérison.
Différence entre qada’ et fidya dans les exemptions du jeûne Ramadan
Il est important de bien distinguer ces deux obligations afin d’éviter toute confusion.
Cas nécessitant uniquement le qada’
- maladie passagère,
- voyage,
- grossesse,
- allaitement.
Dans ces cas, le rattrapage seul suffit, sans fidya, selon l’avis le plus juste (rajih).
Cas nécessitant uniquement la fidya
- vieillesse avec incapacité permanente,
- maladie chronique incurable.
Ici, il n’y a pas de qada’, uniquement la fidya pour chaque jour non jeûné.
Cas évoqués avec divergence (qada’ + fidya)
Certains savants ont estimé que la femme enceinte ou allaitante devait à la fois faire le qada’ et verser une fidya lorsqu’elle craint pour l’enfant.
Cependant, l’avis le plus fort et le plus répandu est que le qada’ seul est suffisant, car elles sont assimilées au malade temporaire, comme expliqué dans les références classiques du fiqh du Ramadan.
Quand effectuer le qada’ du jeûne Ramadan ?
Le qada’ doit être effectué :
- après la fin de Ramadan,
- avant l’arrivée du Ramadan suivant, si possible.
Le retard sans excuse valable est réprouvé par certains savants, mais n’annule pas l’obligation du rattrapage.
Pour les musulmans vivant en France et en Europe, il est recommandé de profiter des périodes où les journées sont plus courtes pour accomplir le qada’ avec plus de facilité.
Conclusion – Qui peut ne pas jeûner Ramadan et sagesse de l’Islam
La question qui peut ne pas jeûner Ramadan est essentielle pour de nombreux musulmans, en particulier ceux qui vivent en France et en Europe, où les réalités de la santé, du travail et du mode de vie peuvent rendre le jeûne difficile dans certaines situations. L’islam, en tant que religion de sagesse et de miséricorde, a clairement établi des règles équilibrées qui protègent la foi tout en préservant la santé et la dignité humaine.
À travers le Coran et la Sunna, Allah a défini avec précision les exemptions du jeûne Ramadan, comme la maladie, le voyage, la grossesse, l’allaitement, la vieillesse ou l’incapacité permanente. Ces dispenses ne sont ni une faiblesse ni une négligence religieuse, mais une forme d’obéissance et de confiance en la sagesse divine.
Il est important de rappeler que chaque situation doit être évaluée avec honnêteté et responsabilité. Ne pas jeûner Ramadan sans excuse valable est un péché, mais s’abstenir de jeûner lorsqu’Allah l’a permis est un acte légitime et récompensé. Le musulman doit donc chercher la science, consulter des personnes compétentes et agir selon l’avis le plus juste (rajih), tout en respectant les règles du qada’ et de la fidya lorsque cela est requis.
En définitive, comprendre qui peut ne pas jeûner Ramadan permet de pratiquer cette adoration avec sérénité, équilibre et conscience, et rappelle que l’objectif du jeûne n’est pas la souffrance, mais la piété, la purification du cœur et la proximité avec Allah.